Répartition géographique
Originaire de l’est et du centre de l’Amérique du Nord, notamment des Grands Lacs et du haut Mississippi. Introduite dans d’autres régions nord-américaines et en Europe, dont la France. Sa présence française ne traduit pas une répartition indigène.
- Aire indigène : Est et centre de l’Amérique du Nord
- Aire indigène : Grands Lacs et haut Mississippi
- Introduction : France métropolitaine
Zones documentées, non exhaustives. Une présence dans une région ne signifie pas une présence dans toutes ses eaux, ni une autorisation de pêche.
Sources de la répartition
Identification
Corps haut et aplati, dorsales réunies et motifs bleus et orangés caractérisent Lepomis gibbosus. La marque rouge de l’opercule peut être peu visible ; compare plusieurs caractères et évite les rayons épineux.
Habitat
Eaux calmes et peu profondes, souvent riches en végétation, dans des lacs et étangs. Sa présence ne doit pas conduire à un empoissonnement volontaire.
Comportement
Elle chasse surtout à vue pendant le jour. L’observer près d’une berge ne justifie pas de déplacer des individus vers un autre plan d’eau.
L’arrêté métropolitain du 14 février 2018 consulté, dans sa consolidation affichée au 10 octobre 2026, soumet les spécimens vivants aux restrictions de son article 3, notamment détention, transport, utilisation et introduction dans le milieu naturel, sous réserve des autorisations encadrées. La conduite matérielle après capture reste à confirmer localement.
Alimentation
Insectes aquatiques, petits crustacés, mollusques, œufs et jeunes poissons ; parfois zooplancton.
Taille biologique indicative
8–15 cm dans la description DORIS ; ce repère biologique n’est pas une taille légale.
Une particularité
Le mâle prépare un nid et protège les œufs puis les jeunes alevins.
Observer sans transformer le nid en cible
L’activité diurne permet parfois l’observation depuis une berge stable. La présence d’un nid ou de jeunes ne constitue pas une consigne de pêche ; ne déplace ni œufs, ni végétation pour mieux voir.
Prévenir la dispersion après une prise incidente
Lepomis gibbosus — Prévention après une capture accidentelle : ne remets pas ce poisson à l’eau, ne le transporte pas vivant et ne l’utilise pas comme appât. Prépare avant de pêcher la conduite et la destination indiquées par le gestionnaire ou les services compétents. Cette fiche d’identification ne décrit ni recherche ciblée ni opération personnelle d’éradication.
Ne pas en faire un vif
L’inscription sur la liste européenne entraîne des restrictions d’utilisation des spécimens vivants. La fiche ne recommande donc pas d’utiliser cette espèce comme appât ni de la conserver dans un seau pour une autre pêche.
Lacune de méthode ciblée
Une consommation de jeunes poissons ne prouve pas une animation précise. Aucun leurre dédié n’est proposé ; la priorité du dossier est l’identification et la prévention de la dispersion.
Préparer un constat, pas un déplacement
Une photo déjà disponible et les caractères du poisson aident le gestionnaire à vérifier l’espèce. Prépare une pince pour limiter les manipulations si une capture incidente survient ; ne prévois pas de bac de transport vivant.
Le statut ne dépend pas du succès local
Même si le poisson paraît peu nombreux dans un étang, cela ne permet pas d’en déplacer quelques-uns ailleurs. Une appréciation de terrain ne remplace pas les restrictions liées à l’espèce.
Écarter les raccourcis
Ne pas confondre « introduite » avec « autorisée à transporter », ni présence locale avec besoin d’empoissonnement. Une tache rouge discrète n’exclut pas la perche soleil ; fais vérifier les autres caractères.
Capture incidente et consigne locale
Évite les épines et les doigts dans les branchies. Ne transporte pas le poisson vivant et ne le réintroduis pas dans le milieu ; suis le protocole de capture et de destination communiqué par l’autorité ou le gestionnaire compétent. Ce dossier ne prescrit pas une opération autonome d’éradication.
Liste de l’Union et restrictions sur le vivant
Lepomis gibbosus figure dans la liste consolidée du règlement d’exécution 2016/1141, version du 7 août 2025. L’article 7 du règlement 1143/2014 interdit notamment détention, transport, utilisation et libération dans l’environnement des espèces concernées, sous réserve des exceptions et autorisations encadrées par les textes. Cela fonde ici l’absence de conseil de remise à l’eau et de transport vivant, indépendamment du seul classement R432-5.
L’accès direct au texte métropolitain est désormais vérifié : Lepomis gibbosus figure à l’annexe II-3 de l’arrêté du 14 février 2018. Dans la consolidation affichée au 10 octobre 2026, l’article 3 interdit notamment introduction dans le milieu naturel, détention, transport et utilisation des spécimens vivants, sous réserve des autorisations administratives encadrées. Cette lecture du 18 octobre ne certifie pas une vue consolidée au 18 : le site affiche une mise à jour des données au 7 avril 2023.
À titre de comparaison territoriale datée, le guide fédéral du Nord 2025 nomme poisson-chat, perche soleil et pseudorasbora parmi les poissons soumis localement à une consigne de non-remise à l’eau, non-transport et non-usage comme appâts, avec renvoi à son arrêté préfectoral. Cette consigne de 2025 n’est ni un texte national ni une vérification du droit local en vigueur en 2026 ; demande la règle et le protocole actuels avant toute sortie.
Le texte national ne fournit pas à lui seul un protocole matériel de traitement d’une capture incidente. Fais préciser la destination et les gestes applicables par le gestionnaire ou les services compétents ; aucune méthode d’éradication, ni maintien vivant en bourriche ou transport vers un autre lieu, n’est conseillé ici.
La rubrique « Espèces exotiques envahissantes » de Génération Pêche, relue le 18 octobre 2026, cite expressément pseudorasbora, perche soleil et poisson-chat parmi les poissons à ne pas remettre à l’eau et rappelle l’interdiction de détention et de transport vivants. Cette consigne fédérale nommée corrobore le cadre juridique déjà cité ; elle ne décrit pas à elle seule les gestes de traitement et la destination d’une capture accidentelle. Les autres tableaux de cette page ne sont pas repris ici.
Précisions documentées : comportement
Elle chasse surtout à vue pendant le jour. L’observer près d’une berge ne justifie pas de déplacer des individus vers un autre plan d’eau.
Questions fréquentes
Puis-je la remettre dans un autre étang ?
Non : ce n’est pas une solution de gestion. Les restrictions européennes portent notamment sur le transport et la libération dans l’environnement.
Peut-elle servir de vif ?
Cette fiche ne propose aucun usage comme appât vivant ; l’utilisation des spécimens vivants est soumise aux restrictions européennes.
Une capture impose-t-elle une éradication personnelle ?
Ne transforme pas une observation en opération de gestion autonome. Fais préciser le protocole de destination des captures par les services compétents.
Sources et vérification
La date de consultation figure pour chaque référence. Vérification éditoriale d’ensemble : . Les conditions locales et la réglementation peuvent évoluer.
- DORIS / FFESSM — Perche-soleil · consulté le
- EUR-Lex — Liste européenne EEE, règlement 2016/1141 consolidé au 7 août 2025 · consulté le
- EUR-Lex — Règlement 1143/2014, article 7 · consulté le
- Commission européenne — Invasive alien species · consulté le
- Ministère de la Transition écologique — Espèces exotiques envahissantes · consulté le
- Service Public — Pêche de loisir à la ligne en eau douce · consulté le
- Fédération de pêche du Nord — Guide 2025, consignes territoriales EEE · consulté le
- OFB / Sandra Fernandez — Notice du retour de gestion de la perche soleil, marais du Trait, mars 2015 · consulté le
- Légifrance — Arrêté du 14 février 2018, consolidation affichée au 10 octobre 2026, article 3 et annexe II-3 · consulté le
- FNPF / Génération Pêche — Règles à connaître, rubrique espèces exotiques envahissantes · consulté le
- OFB — Ne pas relâcher les espèces exotiques dans la nature, prévention des introductions · consulté le