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FICHE POISSON · Mer

Mostelle de fond : méthode attestée et prévention des captures profondes

Phycis blennoides

La mostelle de fond est un Phycis associé notamment aux fonds sableux et vaseux. Phycis blennoides est distinct de la mostelle de roche ; ses profondeurs de présence ne sont pas un programme de pêche conseillé.

Appellations du catalogue : Mostelle de fond. Les formes et appellations peuvent varier selon les milieux.

Vérification éditoriale : · France — information sur une méthode norvégienne et prévention des prises profondes

Répartition géographique

Présente dans l’Atlantique oriental, de la Norvège et de l’Islande au cap Blanc en Afrique de l’Ouest, ainsi qu’en Méditerranée selon FishBase.

  • Présence documentée : Atlantique oriental
  • Présence documentée : Mer Méditerranée

Zones documentées, non exhaustives. Une présence dans une région ne signifie pas une présence dans toutes ses eaux, ni une autorisation de pêche.

Sources de la répartition

Identification

Phycis blennoides présente un rayon allongé à la première dorsale et des filaments pelviens dépassant l'origine de l'anale. La livrée brunâtre à gris rosé peut porter une tache sombre sur la seconde dorsale ; compare plusieurs caractères.

La FAO précise que le rayon filamenteux allongé est le troisième de la première dorsale ; la seconde dorsale et l’anale ont une longue base. Observe sans étirer les filaments.

Habitat

Atlantique oriental et Méditerranée ; fonds sableux et vaseux du plateau et du talus. La profondeur varie selon les régions ; aucune couche de pêche cible n'est déduite de cette description.

Comportement

Les jeunes sont plus côtiers que les adultes, qui fréquentent davantage la pente continentale. Leurs habitats ne doivent pas être confondus avec ceux des adultes de la mostelle de roche.

Alimentation

Principalement des crustacés, et aussi des poissons selon la fiche FAO méditerranéenne consultée.

Taille biologique indicative

20–40 cm de taille commune dans la fiche FAO méditerranéenne consultée ; ce repère n'est pas une taille légale.

Particularité

Les très longs filaments de ses pelviennes constituent un caractère d'identification utile, à observer sans tirer dessus.

Observation en soirée et limites

La capture norvégienne a lieu en soirée. Cet événement isolé ne définit aucun pic horaire de l’espèce ; un calendrier régional de reproduction ne constitue pas davantage une saison de pêche française.

Récit récréatif et portée de la méthode

Chris Appleby rapporte une capture de Phycis blennoides par Vilhelm Skilhagen en Norvège : pêche du bord avec maquereau et crevette sur montage à hameçons circulaires. Cette observation exceptionnelle de grande profondeur documente une méthode, sans définir une profondeur à rechercher ni une recette française de relâcher.

Appâts du récit et de l’étude expérimentale

Le récit signé d’Appleby attribue directement maquereau et crevette à cette capture. Un cas ne démontre ni préférence générale ni efficacité de ces esches sur tous les rivages.

L’étude de Saros utilise notamment la sardine comme appât sur ses palangres expérimentales. Le document décrit également un autre poisson-appât dans son contexte turc, sans que sa capture ou son usage soient conseillés en France. Ce protocole ne permet pas de prescrire ici quantité, découpe, hameçon ou amorçage pour une recherche de loisir.

Limites des preuves sur les leurres

Aucune animation ou famille de leurres n'est validée pour un conseil ciblé dans ce dossier. Une mention d'engin professionnel ne suffit pas à rédiger une procédure au jig.

Montage de la capture norvégienne

Appleby décrit une canne de pêche du bord, une tresse munie d’un arraché et un bas de ligne à deux hameçons circulaires. Ce matériel exceptionnel ne fixe pas de puissance ou de diamètre pour la France. Anticiper le moyen de réception évite d’improviser avec un poisson aux longs filaments pelviens.

Avis scientifique et droit sont distincts

La profondeur exceptionnelle du cas norvégien est un contexte de preuve, pas un objectif. Prévenir les captures profondes lorsqu’aucune conduite de prise viable n’est préparée ; une capture à la canne ne prouve pas la possibilité d’un relâcher sans dommage.

L’avis CIEM établi en 2026 pour Phycis blennoides concerne une approche de précaution et des captures de stock pour 2027–2028. Il ne constitue ni une autorisation française actuelle ni un quota de loisir individuel. Avant toute recherche, navigation, règles du secteur et conduite des prises doivent être suffisamment établies ; aucune profondeur cible n’est proposée.

DTU Aqua souligne en 2024 que la profondeur préférée de Phycis blennoides dépasse la limite des campagnes considérées, rendant leur estimation d’abondance incertaine. Le rapport étudie des campagnes et captures commerciales ; il précise que les prises de loisir sont inconnues, sans valider de protocole à la ligne.

L’étude d’Öztekin et collaborateurs publiée en 2014 porte explicitement sur Phycis blennoides : elle décrit 99 poissons capturés lors d’essais de palangres de fond dans la baie de Saros entre 2011 et 2013. Elle confirme des captures aux hameçons et mesure leur sélectivité, mais son dispositif inspiré de la pêche commerciale n’établit pas un tutoriel de loisir français. Cette expérience de palangre ne documente pas, à elle seule, la conduite d’une capture récréative profonde.

La revue de Diogo et ses collègues inclut explicitement Phycis blennoides dans un inventaire des captures récréatives du bord au Portugal, tableau A3. Cette preuve scientifique indépendante lève le doute sur l’existence de captures de loisir ; elle ne décrit ni un montage ciblé, ni une préférence d’appât, ni une manipulation profonde. Elle ne concerne pas Phycis phycis.

La fiche FAO nomme aussi les lignes à main parmi les engins artisanaux du taxon exact. Cette mention confirme un engin, sans détailler sa conduite en pêche récréative. Le récit de Scott Hutchison de novembre 2022 ne donne pas de montage pour les poissons appelés greater forkbeard ; celui décrit plus haut vise d’autres poissons et n’est pas attribué ici à Phycis blennoides.

Erreurs à éviter

Attribuer à cette espèce toutes les captures appelées «mostelles» ou reprendre les conseils nocturnes de Phycis phycis ferait perdre la distinction taxonomique. Vérifie les caractères visibles avant de conclure.

Manipulation et limites des connaissances

Une remontée depuis le fond peut provoquer des lésions liées aux changements de pression. NOAA décrit ce risque de manière générale et souligne que la survie après remise à l'eau dépend notamment des espèces et des conditions ; aucun résultat spécifique à cette espèce n'est établi ici. Un poisson qui bouge en surface ne fournit pas une preuve de survie. Le protocole local doit être préparé avant de conseiller une capture profonde.

NOAA préconise de façon générale de soutenir le corps et limiter les manipulations hors de l’eau. Observe les très longs filaments pelviens sans les tirer. Le récit ne fournit aucun essai de survie ; aucune ponction, recompression improvisée ni remise à l’eau systématique n’est enseignée.

Réglementation à vérifier localement

Consulte Service Public puis les textes en vigueur pour le secteur, la date et le mode de pêche : accès, zones protégées, engins, conservation, marquage et déclarations éventuelles. Fais confirmer les obligations par les autorités compétentes. Cette fiche ne fixe aucun quota ni taille légale et ne constitue pas une autorisation de pêche. Les captures de loisir ne peuvent pas être vendues.

Questions fréquentes

Est-ce la même espèce que la mostelle de roche ?

Non. Les caractères des dorsales et les très longs filaments pelviens aident à distinguer Phycis blennoides.

20–40 cm correspond-il au maximum ?

Non. Il s'agit de la taille commune de la fiche FAO méditerranéenne retenue, et non d'une règle de conservation.

Le record norvégien définit-il une profondeur de pêche ?

Non. Il prouve une capture du taxon exact à la canne, sans établir un poste français à rechercher ni une survie après relâcher. Prévenir les captures profondes reste essentiel.

Sources et vérification

La date de consultation figure pour chaque référence. Vérification éditoriale d’ensemble : . Les conditions locales et la réglementation peuvent évoluer.