Répartition géographique
Présente du nord de la Norvège au nord du Maroc. DORIS décrit une présence plus occasionnelle au sud du Groenland et près de Terre-Neuve, et exceptionnelle dans le nord-ouest de la Méditerranée.
- Présence documentée : Atlantique Nord-Est
- Présence documentée : Atlantique Nord-Ouest
- Présence documentée : Nord-ouest de la Méditerranée
Zones documentées, non exhaustives. Une présence dans une région ne signifie pas une présence dans toutes ses eaux, ni une autorisation de pêche.
Sources de la répartition
- DORIS / FFESSM — Molva molva, répartition géographique · consulté le
Identification
Molva molva présente un corps très allongé, deux dorsales, une mâchoire supérieure saillante et un barbillon plus long que le diamètre de l'œil. Une tache sombre marque souvent la première dorsale ; compare plusieurs caractères avec la lingue bleue.
Habitat
Atlantique Nord, surtout oriental ; fonds rocheux du plateau continental et de son bord. Les récifs et épaves au large sont cités par Inland Fisheries Ireland, sans constituer des postes accessibles à tout bateau.
Comportement
Elle peut rester immobile dans les trous et crevasses. Les jeunes fréquentent des eaux moins profondes que les adultes ; une rencontre côtière ne décrit donc pas toute la population.
Alimentation
Poissons, crustacés, céphalopodes et échinodermes. Ce régime ne valide pas à lui seul un montage ou un appât.
Taille biologique indicative
106 cm de longueur totale courante selon FishBase. Ce repère biologique n'est ni une taille légale ni une prévision de capture locale.
Particularité
Ses œufs sont pélagiques : ils se développent en pleine eau.
Données irlandaises historiques contextualisées
L’atlas IFI-ISFC de 2023 synthétise des spécimens de 1955–2019 et souligne les captures estivales de lingue, notamment juin–septembre en Irlande. Ce jeu de déclarations sélectionne de gros poissons et ne décrit ni l’abondance de tous les individus ni une saison française. Météo, courant et conduite des prises restent à évaluer localement.
Une méthode explicitement destinée à la lingue
La brochure IFI de Kilmore Quay décrit pour les grandes lingues un montage de fond à empile courte sous un écarteur, appâté au maquereau entier ou ouvert en flapper, et aussi un paternoster garni de poisson ou de calmar. Cette preuve vise la lingue franche dans son contexte irlandais ; elle ne provient plus de la seule juxtaposition d’un montage général et d’une liste d’espèces.
L’adaptation proposée consiste à faire évaluer le poste et la conduite des prises par un responsable expérimenté, préparer le soutien et le décrochage, puis descendre l’appât près du fond avec un poids compatible avec le courant et la canne. Surveille la ligne et remonte sous contrôle. Ni la profondeur, ni les gros hameçons de la brochure ne deviennent des réglages universels. Sans protocole local de réception et de gestion d’une prise profonde, ne programme pas cette recherche ; aucune ponction ou remise à l’eau automatique n’est conseillée. Ferter et ses collègues distinguent la lingue du cabillaud face aux gaz de décompression : leur résultat de survie sur le cabillaud ne valide aucun protocole de relâcher pour Molva molva.
Maquereau et calmar étayés pour la cible
Le guide de Kilmore Quay nomme le maquereau entier ou préparé en flapper pour les grandes lingues ; il cite aussi des lanières de poisson et du calmar sur paternoster dans un groupe d’espèces comprenant la lingue. L’atlas IFI-ISFC confirme des captures de Molva molva au maquereau. Ce bilan de spécimens historiques ne prouve pas une supériorité universelle ; vérifie la provenance et l’emploi légal de l’appât.
Un attracteur appâté n’est pas une animation universelle
Le guide de Kilmore Quay permet d’associer un pirk ou des imitations souples à son paternoster appâté visant notamment la lingue. L’atlas documente aussi des captures au pirk, appâté ou non. Ces usages ne fixent pas une cadence ou une taille d’artificiel pour tous les récifs ; la méthode développée ici reste celle de fond aux appâts, sans recette supplémentaire inventée.
Un ensemble cohérent, pas un record comme cahier des charges
La brochure IFI décrit un ensemble de fond avec écarteur, empile et hameçon assez robuste pour la présentation et les poissons rencontrés. Adapte la résistance de ligne, le poids et la canne au courant et aux obstacles avec le responsable de bord ; prépare le soutien du corps et le décrochage avant de descendre. Aucun maximum de taille ni diamètre étranger n’est transformé en prescription universelle.
Conditions à vérifier
Une épave au large implique navigation, courant, météo et risques d'accrochage. La présence de lingues n'établit pas l'accessibilité du poste ; un responsable expérimenté doit évaluer le projet avant toute sortie.
Erreurs à éviter
Confondre lingue franche et lingue bleue, appliquer un record comme taille habituelle ou déduire la survie d'un poisson de son seul mouvement en surface sont des erreurs. La fiche ne propose pas de profondeur cible ni de remise à l'eau automatique.
Soutenir une espèce allongée et prévenir les risques de pression
Les recommandations générales NOAA demandent de préparer le décrochage à l’eau lorsque possible et de limiter contacts et exposition à l’air. Pour cette espèce très allongée, soutiens le corps sur sa longueur si une sortie est nécessaire ; les yeux, les branchies et la mâchoire ne sont pas des poignées. Ce sont des gestes préventifs généraux, pas un essai de survie propre à la lingue.
Les prises profondes exigent une conduite préparée avec le responsable de bord : un poisson qui flotte ou bouge en surface ne prouve pas sa récupération. Aucun perçage ni dispositif improvisé n’est enseigné. L’absence de protocole expérimental propre à la lingue ne prouve ni une survie certaine ni une mortalité systématique ; évite de multiplier des captures profondes que tu ne peux gérer.
Ferter et ses collègues distinguent explicitement Molva molva du cabillaud : la lingue peut présenter gaz sous-cutanés, yeux saillants et estomac éversé. Leur expérimentation de relâcher porte sur Gadus morhua ; son résultat ne valide ni une remontée lente ni une procédure de relâcher pour la lingue.
Réglementation à vérifier localement
Consulte Service Public puis les textes en vigueur pour le secteur, la date et le mode de pêche : accès, zones protégées, engins, conservation, marquage et déclarations éventuelles. Fais confirmer les obligations par les autorités compétentes. Cette fiche ne fixe aucun quota ni taille légale et ne constitue pas une autorisation de pêche. Les captures de loisir ne peuvent pas être vendues.
Le Code rural, article R921-84, rend applicables aux loisirs les dispositions internationales, européennes ou nationales concernant notamment tailles, engins, zones et périodes. La méthode IFI n’exonère donc pas de ces vérifications françaises, et l’équipement d’un bateau étranger ne prouve pas sa conformité ici.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qui documente maintenant la méthode ciblée ?
La brochure IFI de Kilmore Quay nomme les grandes lingues dans son montage de fond sous écarteur et précise le maquereau comme appât. L’adaptation reste conditionnée aux règles françaises et à la gestion locale des prises profondes.
Les gestes de décrochage garantissent-ils la survie ?
Non. Les précautions générales réduisent les manipulations, mais les risques de pression et l’étude du cabillaud ne donnent aucun taux de survie propre à Molva molva. La gestion des prises doit être préparée localement.
106 cm est-il une taille légale ?
Non. C'est la longueur totale courante indiquée par FishBase, indépendante des obligations réglementaires.
Sources et vérification
La date de consultation figure pour chaque référence. Vérification éditoriale d’ensemble : . Les conditions locales et la réglementation peuvent évoluer.
- DORIS / FFESSM — Julienne, Molva molva · consulté le
- FishBase — Molva molva · consulté le
- Inland Fisheries Ireland — Sea Angling Guide, montages et Ling · consulté le
- Inland Fisheries Ireland — Sea Fish species, Ling · consulté le
- Service Public — Pêche de loisir en mer · consulté le
- NOAA Fisheries — Catch and Release Fishing Best Practices (précautions générales) · consulté le
- NOAA — Action Plan for Fish Release Mortality Science, février 2016 · consulté le
- Inland Fisheries Ireland et Kilmore Quay Community Development Association — Angling Methods and Techniques, p.4–5 (brochure historique) · consulté le
- C.M. Casserly & W.K. Roche / IFI-ISFC — Irish Specimen Fish Atlas 1955–2019 (2023), p.96–97 et 128–129 · consulté le
- Ferter et al. — Dive to survive, ICES Journal of Marine Science 72(8),2467–2481, 2015, discussion · consulté le
- Légifrance — Code rural, R921-83 à R921-93, cadre français de loisir · consulté le