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FICHE POISSON · Mer

Espadon : biologie et interdiction de pêche récréative en Méditerranée française

Xiphias gladius

L'espadon est un grand poisson pélagique. Dans les eaux françaises de Méditerranée, l'arrêté du 8 juillet 2025 interdit sa pêche récréative, y compris le pêcher-relâcher, pendant le moratoire prévu ; cette fiche ne propose aucune recherche ciblée.

Appellations du catalogue : Espadon. Les formes et appellations peuvent varier selon les milieux.

Vérification éditoriale : · France — eaux françaises de Méditerranée, information et capture accidentelle sans ciblage

Répartition géographique

Largement réparti dans les eaux tropicales et tempérées de l’Atlantique, de l’Indien et du Pacifique, atteignant parfois des eaux froides ; FishBase cite aussi Méditerranée et mer Noire.

  • Présence documentée : Océan Atlantique
  • Présence documentée : Océan Indien
  • Présence documentée : Océan Pacifique
  • Présence documentée : Mer Méditerranée
  • Présence documentée : Mer Noire

Zones documentées, non exhaustives. Une présence dans une région ne signifie pas une présence dans toutes ses eaux, ni une autorisation de pêche.

Sources de la répartition

identification

Xiphias gladius porte un long rostre aplati en lame et n'a pas de nageoires pelviennes. Le rostre ne doit pas être saisi pour une identification ou une photo ; l'observation ne justifie pas une approche dangereuse.

habitat

Océans Atlantique, Indien et Pacifique, ainsi que Méditerranée ; surtout en pleine eau, parfois près des côtes. Les règles d'une zone ne sont pas étendues aux autres océans.

comportement

Grand migrateur, il exploite plusieurs couches d'eau pour se nourrir. Ses déplacements biologiques ne définissent pas un calendrier de pêche autorisée.

alimentation

Poissons et invertébrés, notamment des calmars. Le rostre intervient dans la capture des proies.

tailles

300 cm de longueur totale courante selon FishBase ; cette mesure n'est ni une longueur à la fourche ni une taille légale.

particularite

Des adaptations musculaires et thermiques autour des yeux lui permettent de chasser dans des eaux profondes froides.

Migration et interdiction

Les migrations alimentaires décrites par NOAA et FishBase ne sont pas un calendrier de pêche. Le dossier ne propose aucune période de recherche ciblée.

Abstention de ciblage et conduite d’une rencontre accidentelle

Dans les eaux françaises de Méditerranée, le moratoire couvre aussi le pêcher-relâcher : aucune recherche ciblée n’est proposée. Les pratiques décrites par NOAA ou le CNR ne créent aucune autorisation française.

Lors d’une rencontre accidentelle, privilégie le maintien à l’eau et une intervention brève, préparée avec des personnes compétentes. Le CNR décrit le décrochage avec un outil adapté ou la coupe du bas de ligne si retirer l’hameçon est difficile. Ne saisis pas le rostre, ne place pas les mains dans les branchies et n’improvise pas une mise à bord pour une photo. Ces précautions ne garantissent ni la maîtrise du poisson dans toute mer ni sa survie ; la déclaration accidentelle reste une obligation distincte.

Aucun montage d'appât proposé

Le régime piscivore et les calmars consommés ne sont pas transformés en recommandations d'appâts pour rechercher l'espèce.

Aucune sélection de leurres

La présence de pratiques sportives dans d'autres pays ne justifie pas une sélection de leurres pour une recherche interdite dans les eaux françaises méditerranéennes.

Outils de gestion d’une capture incidente

Le CNR décrit, pour Xiphias gladius, l’intérêt de pinces et d’un outil de décrochage adaptés, ou de la coupe du bas de ligne si le retrait de l’hameçon est difficile. Ce sont des éléments pour préparer la gestion accidentelle avec des personnes compétentes, pas un équipement pour rechercher l’espèce dans les eaux françaises méditerranéennes soumises au moratoire. Aucune manipulation du rostre ni mise à bord photographique n’est proposée.

Portée territoriale

L'arrêté du 8 juillet 2025 vise les eaux françaises de la mer Méditerranée. Il n'est pas présenté comme une interdiction mondiale ; l'absence d'examen des autres zones n'y vaut pas permission.

Ne pas confondre autorisation et connaissance

Une fiche de catalogue, une réglementation américaine ou une pratique professionnelle ne prouve pas qu'un pêcheur de loisir peut rechercher l'espadon. Le pêcher-relâcher ne contourne pas le moratoire méditerranéen français.

Capture accidentelle : connaissances et limites

Le CNR recommande pour l’espadon de minimiser les manipulations, éviter secousses et contact avec les branchies, et privilégier le décrochage dans l’eau ou la coupe du bas de ligne si nécessaire. La NOAA fournit des recommandations générales concordantes pour les poissons à relâcher. La maîtrise du poisson au bord du bateau, la sécurité face au rostre et la coordination d’équipage ne sont cependant pas validées pour chaque situation ; ne saisis pas le rostre et n’improvise pas une mise à bord.

Le formulaire officiel Service Public de capture accidentelle concerne précisément espadon et thon germon en mer Méditerranée. Déclarer une rencontre n’autorise ni à rechercher l’espèce ni à conserver volontairement une prise. La référence au débarquement dans les modalités déclaratives ne transforme pas le moratoire en permission de débarquer le poisson.

Pour la pêche récréative américaine de l’Atlantique Nord, NOAA demande qu’un espadon relâché reste dans l’eau. Cette source vise bien Xiphias gladius ; elle ne fournit toutefois pas un protocole complet de maîtrise du rostre au bord d’un bateau et ne constitue pas une règle française.

Le document NOAA diffusé sous une URL portant 2026, mais dont la couverture indique une publication en avril 2025, demande de libérer immédiatement l’espadon non conservé sans le sortir de l’eau, même pour une photo, dans son cadre américain. Cette indication concerne bien le taxon et concorde avec la minimisation des manipulations du CNR ; elle n’est pas présentée comme une règle française ni comme une preuve de survie en Méditerranée.

Texte français méditerranéen

L'article 1 de l'arrêté du 8 juillet 2025, publié au Journal officiel le 17 juillet 2025, interdit pendant son moratoire la pêche récréative de l'espadon dans les eaux françaises de Méditerranée, captures avec débarquement et pêcher-relâcher compris. L'article 2 impose une déclaration des captures accidentelles selon le formulaire et le délai qu'il fixe ; consulte le texte et les autorités pour les modalités actualisées. Ce dossier ne généralise pas cette règle aux autres façades ni ne délivre de permission ailleurs.

Le formulaire officiel Cerfa 17578*01, accessible via Service Public, est une déclaration de capture accidentelle. Les obligations de déclaration sont distinctes d’une autorisation de pêche. Le communiqué fédéral du 26 août 2026 confirme encore le moratoire français méditerranéen et l’absence de contournement par pêcher-relâcher ; aucun droit en Atlantique n’est déduit du silence de ce dossier.

La fiche NOAA distingue autorisation, déclaration des captures et fermetures de secteurs pour l’Atlantique américain. Son cadre territorial ne peut combler la consolidation juridique française manquante hors Méditerranée ; aucun permis américain ni calendrier étranger n’est transposé ici.

Le texte initial du Journal officiel fixe trois ans à compter de sa publication du 17 juillet 2025. Son article 2 impose une transmission sous 48 heures via le Cerfa ; le formulaire administratif demeure accessible au 19 octobre 2026. La lecture du texte initial et le rappel fédéral de 2026 ne sont pas présentés comme une consolidation juridique mondiale : cette fiche est limitée à l’interdiction et à la capture accidentelle dans les eaux françaises méditerranéennes.

Questions fréquentes

Le pêcher-relâcher contourne-t-il l'interdiction ?

Non. L'arrêté français méditerranéen vise expressément cette pratique pendant son moratoire.

Cette interdiction est-elle mondiale ?

Le texte examiné vise les eaux françaises de Méditerranée ; les autres juridictions nécessitent leur propre vérification.

Une capture accidentelle doit-elle être signalée ?

Oui, l'article 2 prévoit une déclaration selon ses modalités. Vérifie le formulaire, le délai et les informations actuelles auprès des autorités.

Sources et vérification

La date de consultation figure pour chaque référence. Vérification éditoriale d’ensemble : . Les conditions locales et la réglementation peuvent évoluer.