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FICHE POISSON · Mer

Baudroie commune : reconnaître et gérer une prise accessoire

Lophius piscatorius

La baudroie commune est un prédateur de fond à tête très large, muni d’un filament pêcheur. Elle est distincte de la baudroie rousse.

Appellations du catalogue : Lotte de mer. Les formes et appellations peuvent varier selon les milieux.

Vérification éditoriale : · France — information et prévention lors d’une capture accessoire

Répartition géographique

Documentée du nord de la Norvège à la Mauritanie, autour des îles Britanniques et au sud de l’Islande, ainsi qu’en Méditerranée et en mer Noire selon DORIS.

  • Présence documentée : Atlantique Nord-Est
  • Présence documentée : Mer Méditerranée
  • Présence documentée : Mer Noire

Zones documentées, non exhaustives. Une présence dans une région ne signifie pas une présence dans toutes ses eaux, ni une autorisation de pêche.

Sources de la répartition

Identification

Tête large et aplatie, grande bouche dentée, pectorales développées et appendice terminal du filament pêcheur bifide. Le péritoine est clair ; ce caractère interne ne justifie pas d’ouvrir un poisson pour l’identifier.

Habitat

Fonds marins, notamment meubles, de l’Atlantique Nord-Est et de Méditerranée, depuis les zones côtières jusque sur le talus.

Comportement

Camouflée sur le fond, elle chasse à l’affût et utilise son premier rayon dorsal modifié pour attirer les proies.

Moments de pêche

Jackson rapporte en Irlande des rencontres surtout du début de l’été à l’automne, tout en soulignant leur rareté. Cette saison de récits locaux n’est pas un pic français démontré : la fiche prépare une éventuelle prise accessoire plutôt qu’une sortie calée sur une date de capture garantie.

Rencontres accessoires documentées, pas un ciblage promis

Un récit daté du 22 février 2012 rapporte une capture du bord par Zeljko Vedernjak, identifiée comme Lophius piscatorius, sur poisson mort monté sur tête plombée. Il s’agit d’un cas rapporté par un journaliste sous pseudonyme, pas d’un protocole reproductible vérifié ni d’une validation taxonomique indépendante.

Sea Angling Ireland nomme les deux Lophius puis décrit des rencontres accessoires sur sable ou vase entre terrains rocheux. Le passage de pêche traite les deux ensemble et n’attribue pas chaque capture au taxon ; il ne complète pas un protocole spécifique vérifié.

Terry Jackson rapporte surtout des baudroies communes prises accidentellement au fond sur montages appâtés ou pirks. Le livret EFSA de Måløy 2017 nomme aussi Lophius piscatorius : rares prises aux appâts et plus souvent au pirk près du fond. Ces preuves portent sur le taxon exact et ne sont pas une recette de lotte de rivière ni de baudroie rousse.

La conduite proposée en France concerne une rencontre accessoire : prépare la réception, récupère sous contrôle et garde les mains loin de la bouche dentée. Fais soutenir le corps avec un moyen compatible avec sa tête large, sans le soulever par le filament pêcheur. Ces gestes préventifs généraux ne garantissent pas la survie et aucune cadence, profondeur ou dimension d’artificiel universelle n’est prescrite.

Appâts

Le poisson mort est documenté dans ce récit précis, sans espèce d’appât ni montage détaillé. Le régime alimentaire ne complète pas ces renseignements absents.

Leurres

L’EFSA et Jackson mentionnent le pirk près du fond pour le taxon exact. La présence d’un attracteur naturel sur sa tête ne démontre pas une préférence pour un modèle commercial. La fiche ne fournit pas de nouvelle animation ciblée : elle reconnaît le contexte de capture accessoire et prépare son traitement.

Matériel

La très grande bouche et la tête large imposent de préparer le décrochage à distance des dents et un moyen de soutien adapté au poisson effectivement rencontré. Les recommandations générales NOAA privilégient un outil de décrochage et évitent la gaffe sur un poisson à relâcher. Ni la tête ni le filament pêcheur ne sont des poignées ; une photo n’impose pas une mise à bord.

Conditions de pêche

Jackson décrit ses rencontres sur fond sablo-vaseux ; l’EFSA parle de contacts au fond pendant les pêches norvégiennes. Ces observations ne font pas de toute cassure française un poste proposé. Garde de la place pour maîtriser la ligne et la réception ; si le mouvement du bateau ne permet pas d’approcher le poisson sans exposer les mains aux dents, ne tente pas une manipulation photographique.

Éviter la confusion

Le nom commercial « lotte » ne distingue pas les deux baudroies et peut aussi désigner Lota lota en eau douce. Ne transpose pas une méthode de lotte de rivière.

Manipulation

Garde les doigts loin de la bouche et des dents recourbées. Ne provoque pas le poisson pour observer sa réaction et ne le soulève pas par le filament pêcheur.

L’étude de marquage-recapture de Landa et ses collègues retrouve des Lophius piscatorius après remise à l’eau. Elle établit la survie de certains individus, pas le taux de survie de tous les poissons relâchés : la probabilité de recapture dépend aussi de la pêche et du signalement des marques. Elle ne fournit pas un protocole de loisir transférable à chaque profondeur.

NOAA recommande, de façon générale, de décrocher dans l’eau si possible, de limiter les contacts et de soutenir la longueur du corps en cas de sortie nécessaire. Applique ces gestes sans saisir les branchies ni introduire les doigts dans la bouche. Ils ne reproduisent pas un protocole expérimental propre à cette baudroie et ne permettent pas d’extrapoler une survie garantie depuis les recaptures scientifiques.

Vérification réglementaire

Vérifie les règles maritimes du secteur et les textes actuels via Service Public. Les engins professionnels décrits dans les sources biologiques ne constituent pas une autorisation de pêche récréative.

Alimentation

Principalement des poissons, avec d’autres proies occasionnelles.

Taille descriptive

20–100 cm, taille commune indiquée par la FAO ; plage descriptive large, pas une maille.

Particularité

Ses œufs sont réunis dans de longs rubans gélatineux.

Questions fréquentes

La baudroie commune est-elle une lotte de rivière ?

Non. Lophius piscatorius est marine, distincte de Lota lota.

Comment la distinguer de la baudroie rousse ?

Le filament terminal bifide et les caractères de nageoires aident ; le péritoine clair est un caractère interne qui ne justifie pas une incision d’identification.

Une prise à la ligne est-elle rapportée ?

Oui, un récit croate nomme une prise sur poisson mort et tête plombée. Ce cas isolé ne suffit pas à établir un tutoriel récréatif vérifié.

Sources et vérification

La date de consultation figure pour chaque référence. Vérification éditoriale d’ensemble : . Les conditions locales et la réglementation peuvent évoluer.